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Covid-19 : organisation et nouvelles mesures sanitaires

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« Agricultures urbaines et précarités alimentaires : les premiers enseignements de la crise sanitaire. Quelles perspectives ? »

Le 8 décembre dernier la Chaire Agricultures Urbaines et le réseau « Agricultures Urbaines et précarités alimentaires », organisaient, en coordination avec l’ARS Île-de-France, le bureau
de recherche sous contrats Exp’AU-AgroParisTech Innovation et l’association Graine de Jardins
un webinaire dédié à l’impact de la crise sanitaire, des confinements sur l’approvisionnement,
la distribution, mais surtout l’accès des personnes en situation de précarité à une alimentation
de qualité et en quantité.

😊 178 inscrits pour environ 120 présents le jour J.

Fanny Provent (coordinatrice de la Chaire Agricultures Urbaines), Christine Aubry (AgroParisTech, directrice de la Chaire Agricultures Urbaines) et Laurence Perrin (ARS Île-de-France) ont introduit la matinée. Trois axes ont ponctué le séminaire en ligne : les jardins collectifs ; l’approvisionnement alimentaire des précaires ; les circuits courts et les achats groupés.

L’importance des jardins collectifs en temps de crise (animé par Giulia Giacchè d’Exp’AU-AgroParisTech Innovation)

Géré par une association, un jardin partagé est créé et entretenu par ses habitants pour produire des fruits et légumes. L’esprit est de jardiner en respectant l’environnement, le paysage et la convivialité.

À Ris-Orangis, Gil Melin, adjoint au maire, est revenu sur les jardins implantés par l’association Ajfro au pied des immeubles sociaux.
À ses yeux, avec un poulailler pour tous, le miniparc au milieu des parcelles cultivées pour se détendre et le jardinage de une heure par jour pendant le confinement, le jardin collectif, c’est d’abord un lieu de partage et d’entraide. « Un phénomène rappelant les jardins ouvriers des années de guerre », indique Laurence Baudelet de l’association Graine de Jardins. Dans la même veine, à Neuves-Maisons, l’association Terres de Lorraine a créé en 2020 un jardin nourricier qui expérimente des pratiques agroécologiques et de permaculture : « La première récolte a eu lieu fin juin grâce aux semis préparés à la maison pendant le confinement », confie l’ingénieure agronome Sophie Hege, qui est chef du projet.

« Copiant le land de Berlin, ayant réagi dès mars, les politiques publiques françaises ont
permis aux confinés de cultiver des jardins collectifs – à savoir les jardins partagés, familiaux
et d’insertion – à partir de la deuxième phase. »

L’approvisionnement et la distribution alimentaire (animé par Alain Jezequel de ReVivre dans le Monde)

Pour lutter contre la précarité alimentaire on connaît les dispositifs antigaspi des grandes surfaces
ou de la restauration collective, les dons agricoles et ceux des particuliers, les fruits et légumes des chantiers d’insertion, on connaît moins les produits de l’agriculture urbaine.

Pour Huguette Boissonnat, responsable du département santé d’ATD Quart Monde « La création de laboratoires de suivi téléphonique, réalisée par De la dignité dans une assiette, permet de mieux répondre aux besoins des citoyens les plus précaires. » Des besoins de plus en plus forts avec, heureusement, des initiatives solidaires au bout. « Si au départ de la crise les bénévoles âgés de plus de 70 ans ont manqué, des initiatives solidaires ont créé l’équilibre », s’enthousiasme Louis Cantuel des Restos du cœur/jardins du cœur. Autre spécialiste de l’aide alimentaire, l’association La Chorba, qui fait distribuer des repas par des salariés en insertion : « Après l’interdiction des rassemblements de personnes il a fallu repenser comment continuer à donner les 700 repas par soir à La Villette, raconte Usman Ishaq, l’un des dirigeants de l’association. Une bonne pratique de lavage de mains a été instaurée. Beaucoup plus de colis alimentaires ont été acheminés, notamment à destination des familles n’ayant plus le droit de se déplacer. »

« Le nombre de personnes inscrites à l’aide alimentaire a augmenté de 10 %. Les étudiants en font désormais partie. »

Les circuits courts et les achats groupés (animé par Marc Alphandery du labo de l’ESS)

Le circuit court c’est une relation transparente entre acteurs économiques obéissant à la création de liens sociaux, une équité dans les échanges, une approche participative et une logique pédagogique.
Il ne s’agit pas que d’acheter !

Durant le confinement un dispositif d’urgence de livraison à domicile de paniers a été mis en place pour les personnes en difficulté par Le Réseau Cocagne/paniers solidaires, où travaille Manon Jaccard.
Tandis que du côté du Réseau des AMAP Île-de-France des points de livraison et des drives ont donné le change, selon Noémie Pennec. Cependant , les adhérents – déçus – ne peuvent plus se rendre sur les exploitations. Aline Di Carlo, quant à elle, est venue parler de VRAC Paris, une association favorisant le développement de groupements d’achats dans les quartiers prioritaires. À l’occasion de la crise liée au Covid-19, couvrant six quartiers populaires de Paris, elle a conçu un panier vrac solidaire, gratuit, pour garantir l’accès à des produits de qualité (issus des circuits courts) et en manque dans de nombreux magasins lors du confinement (comme la farine et la sauce tomate).

Focus L’insécurité alimentaire touche 3,5 millions d’adultes (12 %) en France et 6,3 % à Paris ! (Agence Régionale de la Santé)

Le rôle de la Chaire Agricultures Urbaines est de soutenir les travaux d’utilité publique, de monter
des réseaux pour accompagner le développement de l’agriculture urbaine dans sa diversité (fermes, élevage en ville). L’un de ses objectifs est de produire une alimentation pour tous. C’est pour cela qu’elle a invité des ONG de l’aide alimentaire à se retrouver autour d’une table en ligne pour tirer
les enseignements de la crise sanitaire sur leurs activités et leur organisation interne. Il s’est agi également de montrer les pratiques qui ont pu être mises en place sous les contraintes du confinement, et celles à pérenniser. Il y a aussi une volonté de favoriser le plus possible des approvisionnements plus locaux, responsables, et surtout solidaires.

Pour en savoir plus Les supports de présentation des intervenants et les principaux liens et ressources utiles sont sur le site de la Chaire Agricultures urbaines.



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