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« Les microfermes urbaines apportent des bénéfices non négligeables »

Si ces dernières années les microfermes urbaines sont en plein essor en France et dans le monde, peut-on réellement évaluer aujourd’hui les bénéfices que l’on peut tirer de ce type de structures ? Rencontre avec Baptiste Grard, chercheur post-doctorant AgroParisTech, qui nous en dit plus sur le projet de recherche SEMOIRS, avec une étude qui s’est penchée sur cette question.

Le projet de recherche SEMOIRS, c’est l’étude, durant deux années, des services écosystémiques rendus par six microfermes dans Paris et sa petite couronne, et coordonné par Baptiste Grard, Claire Chenu et une dizaine d’autres chercheurs*. Pourquoi avoir étudié spécifiquement ce type de surface ?
Baptiste Grard nous en donne d’abord la signification : « La microferme urbaine est un objet scientifique assez récent. Ses particularités, comme le fait que sa surface soit inférieure à 1.5 hectare par équivalent temps plein, que la production alimentaire ne soit pas l’objectif principal, qu’on y trouve une diversité d’activités dont l’espace est souvent géré par des bénévoles et des associations, a permis d’en faire une analyse qui est très intéressante et finalement, assez nouvelle. »
Quels procédés ont été utilisés pour réaliser ces évaluations sur ces microfermes et dans les sols ?
Les chercheurs du projet ont utilisé différentes approches : une approche participative, qui permettaient aux cultivateurs et agriculteurs urbains de noter à l’aide d’un carte leurs récoltes, les entrants etc., une approche collaborative, sur le terrain (relevé de données, des prélèvements, rencontre avec les acteurs et observations sur les terrains) et une approche analytique, avec des mesures en laboratoires (au niveau des sols, des plantes, de la biodiversité).

Ces approches ont permis d’identifier quatre types de services : le premier est celui de la production alimentaire, le second un support de biodiversité, le troisième un service culturel et le dernier un service dit de services dit de régulation (résidus urbains, réservoirs d’eau…). Quels ont été les premiers constats ?

«  D’abord, on constate une grande diversité de production, avec plus de trente espèces cultivées (en moyenne) sur des surfaces qui sont étroites. Ce sont des productions non négligeables mais qui sont proportionnellement aussi importantes que les objectifs des fermes qui fonctionne en circuits locaux voir ultra locaux. On observe également une grande variabilité entre les sites, avec de grandes différences au niveau de la biodiversité selon que l’on cultive au niveau du sol ou sur les sites en toitures. Dans tous les cas : un lien fort avec la matière organique, une grande richesse due par exemple au compost, qui enrichit la terre. »

L’étude du dernier service, dit le service de régulation, nous éclaire sur ce point : malgré la nécessité de poursuivre les recherches sur le sujet, l’équipe a pu constater que les microfermes urbaines peuvent y participer pleinement notamment par la valorisation des résidus urbains, la rétention d’eau de pluie, le stockage de carbones, la régulation du microclimat du quartier…Les avantages sont nombreux, même un point noir subsiste : la consommation excessive d’eau sur les surfaces (250 à 2500 L / kilo de légumes produits).

Et au niveau de la qualité ? « Nous avons fait des analyses pour vérifier la présence de métaux lourds, et il se trouve que globalement les chiffres sont en dessous des normes en vigueur. Deux anomalies ont été observées sur un légume et une herbe aromatique, anomalies qu’on explique par le fait qu’ils absorbent plus facilement des métaux lourds que d’autres. Mais globalement, nos résultats restent en dessous des normes en vigueur.  »

A travers cette étude, de nombreux bénéfices ont été constatés : une production alimentaire croissante, un impact écologique positif avec la revalorisation des déchets ou les circuits courts, un lien social renforcé par le tissu associatif créé autour de cette structure. Prochaine étape ? Faire progresser et diffuser les connaissances sur l’agriculture urbaine sur des petites surfaces.

Pour aller plus loin :
- accéder au webinaire complet avec restitution de l’étude du projet SEMOIRS
- consulter la bande dessinée réalisée avec Mathieu Ughetti pour The Conversation

*Le projet de recherche SEMOIRS , c’est :
Cinq laboratoires de recherche : UMR ECOSYS (INRAE et AgroParistech), UMR SAD-APT (INRAE et AgroParisTech), UMR LSE (INRAE et Université de Lorraine), UMR GENIAL (INRAE et AgroParisTech) et UMR TELEMME (Université Aix-Marseille).
Autres partenaires : EXP’AU (Expertise en Agricultures Urbaines) et l’IAU (Institut d’Aménagement et d’Urbanisme).
Un financement par l’ADEME



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