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Concepts et approches

Trois approches conceptuelles fondent les travaux menés au sein de l’équipe :
- L’étude de la gouvernance territoriale
- L’analyse et l’évaluation des politiques publiques
- Les représentations du territoire

Le programme de recherche s’attache particulièrement à croiser ces trois approches, dans le champ du développement territorial.
Le développement territorial est la finalité des démarches analysées par l’équipe. Il caractérise une amélioration de la situation de la collectivité, qui peut être visée sur différents plans (économique, environnemental, culturel, social…), selon les choix collectifs locaux. Au-delà des préoccupations de développement local qui mettent l’accent sur le caractère endogène du développement, l’expression souligne les liens qui unissent les sociétés locales et le territoire, espace de déploiement des activités humaines. Nous sommes de ce fait particulièrement attentifs à l’ancrage des activités, ainsi qu’à la référence des projets locaux aux caractéristiques du territoire concerné et aux aspirations des acteurs qui s’y identifient. Cette compréhension du terme se rattache à la notion de développement durable, qui vise la pérennité du développement par l’intégration des dimensions économique, sociale et environnementale.

L’étude de la gouvernance territoriale

Les travaux sur la gouvernance relèvent de traditions disciplinaires différentes (science politique, droit, économie, socio-économie des organisations, etc.) et sont ancrés dans des socles théoriques divers (théorie des institutions, théorie des contrats, relations internationales, théories du développement, etc.). L’appropriation du concept par ces différents champs d’analyse rend complexe l’exercice de définition du terme. On en retiendra néanmoins une définition générale qui souligne l’implication d’acteurs divers dans la genèse et la conduite de politiques (publiques ou privées) déclinées à différentes échelles d’intervention (globale ou locale).
Cette définition véhicule une conception particulière de l’Etat, de son rôle et de son évolution souhaitable. Dans sa dimension positive, elle invite à rendre compte du domaine d’action de l’Etat en englobant les évolutions actuelles. Elle conduit en somme à caractériser les formes émergentes de l’action publique (i.e. le déplacement des centres de décision). Dans sa visée normative, elle détermine l’orientation des changements nécessaires. Dans sa dimension évaluative, elle est appréhendée comme un dispositif visant à améliorer les politiques publiques et leur mise en œuvre. Ces trois aspects de la gouvernance n’excluent pas la dimension participative des acteurs. La gouvernance appelle l’instauration d’institutions non plus imposées mais concertées. Elle implique donc négociation, interaction et coordination.
Nos travaux se situent dans le champ de la gouvernance locale. Les acteurs participent de la gouvernance des territoires dans lesquels ils s’inscrivent, en ce qu’ils énoncent de nouveaux principes, s’investissent dans de nouvelles modalités (i.e. les procédures de contractualisation) et de nouveaux outils de régulation (i.e. les chartes). La gouvernance est ainsi appréhendée comme une forme nouvelle de gouvernement dans laquelle les acteurs concernés prennent part à la formulation de politiques et édictent les règles. Elle met en scène une pluralité d’acteurs (en compétition ou en partenariat) porteurs d’un intérêt collectif. Elle fait entrer dans le processus de décision publique des acteurs non gouvernementaux. La place et la légitimité de ces acteurs se redéfinit au sein de l’architecture institutionnelle.

L’analyse et l’évaluation de politiques publiques

L’intérêt porté aux politiques publiques résulte d’avancées scientifiques déjà anciennes (qui trouvent notamment leur source dans le dépassement, par la sociologie des organisations, des approches juridiques de l’intervention de l’État) et de préoccupations pragmatiques relevant du management public. Des évolutions majeures ont caractérisé l’action publique ces dernières années : complexification des systèmes institutionnels, du fait notamment de la décentralisation qui marque à la fois un repositionnement de l’État et une multiplication des sources normatives ; mise en évidence de la pluralité des acteurs engagés dans les processus d’élaboration des politiques et formalisation de leur participation ; diversification des instruments de l’intervention publique, avec le développement des modalités contractuelles ou partenariales. Ces évolutions suscitent des adaptations de la part des collectivités publiques et de leurs partenaires, qui méritent à leur tour d’être analysées. Le développement des pratiques d’évaluation à tous les niveaux institutionnels (de l’Union européenne aux grandes municipalités) répond ainsi à l’affirmation d’une norme d’efficacité et au besoin de lisibilité face à la complexité des systèmes de décision. Les travaux d’évaluation des politiques publiques ont souligné le caractère indispensable d’une phase préalable d’analyse de la politique, afin d’en expliciter les objectifs et les hypothèses initiales (théorie d’action) ainsi que les conditions opérationnelles de mise en œuvre. Sans cette analyse préalable, l’évaluation de politique ne peut accéder ni à une explication des écarts observés, ni à une compréhension des comportements des participants. Nous souhaitons creuser les mécanismes par lesquels les politiques publiques territorialisées (ou définies localement) produisent des effets de développement, en approfondissant la compréhension des différentes phases de mise en œuvre des politiques et en capitalisant les avancées des méthodes d’évaluation. L’attention portée à la diversité des acteurs engagés dans les processus de développement territorial conduit à entendre « politiques publiques » au sens large, en s’intéressant aux démarches de développement territorial auxquelles sont associées des collectivités, et non au seules initiatives des pouvoirs publics.

Les représentations du territoire

L’aménagement et le développement des territoires se fondent sur la conception d’un espace organisé, support mais aussi facteur et produit des interventions humaines. La géographie, dans ses approches modélisatrices, en géographie quantitative ou en modélisation graphique fournit les bases de l’analyse de l’organisation de l’espace ; dans son approche " sciences humaines", elle rend compte des différents rapports de l’homme à l’espace et des représentations qu’il s’en fait. Ces deux dimensions complémentaires, compréhension des principes organisateurs de l’espace et formalisation des stratégies spatiales des acteurs, permettent de construire une troisième approche d’analyse du rôle de l’espace comme objet médiateur dans les interactions entre acteurs. La géomatique développe ces concepts à l’interface entre la géographie et l’informatique, autour de la notion de modélisation d’accompagnement et des plates-formes informatiques permettant de simuler les interactions entre acteurs pour la gestion des ressources localisées.

Dans la mesure où l’espace n’est pas l’objet d’étude en soi, mais un moyen pour comprendre des interactions complexes entre acteurs et espace pour construire un territoire, il faut s’interroger sur les différentes facettes qu’il peut prendre, tant dans ses propriétés d’espace physique, qui contraint ou du moins cadre les activités, que dans ses propriétés d’espace symbolique, représentation mentale des acteurs. Les outils de représentation spatiale, de la carte au chorème, de l’image au modèle informatique, sont mobilisés dans le cadre de dispositifs participatifs pour confronter des points de vue d’acteurs et imaginer des propositions d’actions territorialisées.

Nos travaux s’inscrivent dans deux directions. D’une part, nous formalisons les apprentissages nécessaires à la mise en œuvre de raisonnements sur l’espace. Ce sont les capacités de traduction, d’explicitation de modèles sous-jacents, de mise en relation, de production d’objets intermédiaires et d’évaluation. D’autre part nous testons des dispositifs de concertation entre acteurs qui s’appuient sur la conception collective de représentations spatiales, à l’aide du langage chorèmatique (modèles élémentaires que l’on peut combiner pour rendre compte des configurations spatiales). Ces instruments sont mobilisés dans la mise en œuvre des politiques publiques territoriales et leur déclinaison locale

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F-75231 Paris Cedex 05
Tel: 33 (0) 1 44 08 18 43
Fax: 33 (0) 1 44 08 16 00
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