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Contexte urbain : un milieu, des enjeux

Depuis 2008, les hommes vivent majoritairement en ville à l’échelle mondiale (FAO, 2012). En effet, 55% de la population mondiale est urbaine en 2018, soit près de 3.5 milliards de personnes et l’ONU estime qu’elle le sera à 68% d’ici 2050 (ONU, 2018). Cette concentration de population dans les zones urbaines ainsi que le développement rapide de celles-ci engendrent un impact important sur l’environnement. On estime ainsi que 70% des émissions de dioxyde de carbone et 60 à 80% de l’énergie consommée se concentrent sur 3% de la surface terrestre (Girardet, 2008).

Le fonctionnement et le développement du milieu urbain posent un certain nombre de problèmes environnementaux et sociaux : pression sur les réserves d’eau douce et sur les systèmes d’approvisionnement en eau et en aliments, l’évacuation des déchets, la pollution des milieux naturels, la fragmentation de l’habitat pour la biodiversité, etc. (Svedin, 2014)

• Imperméabilisation des sols
L’un des défis posés par le développement de ce milieu réside dans l’imperméabilisation des sols pour accueillir de nouveaux logements et infrastructures. Selon la Commission Européenne (2012), l’imperméabilisation des sols est « le recouvrement permanent d’une parcelle de terre et de son sol par un matériau artificiel imperméable tel que l’asphalte ou le béton ». Un sol peut remplir de nombreuses fonctions qui sont résumées dans le schéma de la FAO ci-dessous. S’il est imperméabilisé, ces fonctions ne sont plus rendues. Ainsi, la création de fondations dans le sous-sol pour soutenir une infrastructure isole le sol de l’atmosphère et empêche l’infiltration de l’eau de pluie ainsi que les échanges gazeux. Par conséquent, les villes sont soumises aux risques d’inondations.
Fonctions du sol (FAO, 2015)

• Consommation des zones agricoles
Un autre problème majeur est la disparition progressive des zones agricoles au profit de l’extension des villes. Se nourrir en ville exige de faire venir les aliments de lieux de plus en plus éloignés du lieu de consommation, avec des dépenses énergétiques non négligeables. Ainsi, en Ile-de-France, c’est plus de 12% des terres agricoles qui ont été consommées pour l’urbanisation entre 1990 et 2003 (SEGESA, 2005 ; Régnault, 2006). Et à l’échelle de la France, l’artificialisation des sols a augmenté de 2,1% entre 2000 et 2006 (UE-SOeS, Corine Land Cover) et 88% de celle-ci se fait au détriment des espaces agricoles (le reste étant aux dépens des espaces naturels). Et selon la FAO (2016), l’urbanisation est souvent associée à un changement de style alimentaire caractérisé par un accroissement de la consommation de produits importés et de produits industriels transformés. Le régime alimentaire a tendance à devenir trop riche énergétiquement et trop pauvre nutritionnellement avec des problèmes non négligeables pour la santé publique.

• Fragmentation de l’habitat pour la biodiversité
La fragmentation de l’habitat pour la biodiversité est une autre conséquence de l’urbanisation (Niemelä, 1999 ; Seto, 2012). En morcelant les espaces naturels, l’extension des villes affecte l’ensemble des espèces. Le schéma ci-dessous dresse l’évolution de la biodiversité entre la ville et la campagne. Le morcellement donne lieu à une diversité d’espèces beaucoup plus faible au cœur du tissu urbain dense, qui s’explique entre autres par l’absence de couvert végétal qui ne permet pas les continuités écologiques (Arnould, 2011). L’urbanisation entraine par ailleurs la présence d’espèces non natives dont certaines invasives qui perturbent la biodiversité locale (Cities and Biodiversity Outlook, 2012).
Schéma tiré de Arnould, 2011 : L’évolution de la biodiversité (courbe du haut) et des stratégies des espèces (en italique au milieu) à l’égard des modifications écologiques (gradients du bas) des quartiers centraux (à gauche) vers les campagnes (à droite) (d’après Savard et al., 2000 ; McKinney, 2002a).

• Évacuation des déchets
La concentration de la population et des services dans les villes génère une quantité de déchets considérable. A l’échelle mondiale, il est estimé que 300 kg de déchets sont générés par habitant et par an (UN Habitat, 2010). Le volume total augmente en corrélation avec l’augmentation de la population mais aussi avec l’accroissement du niveau de vie. Il est estimé que les volumes de déchets solides et de déchets alimentaires en ville sont amenés à croitre de 51% et 44% respectivement entre 2005 et 2025 (Adhikari, 2006). Au vu de la concurrence sur le foncier, les installations de transfert, stockage, traitement ou recyclage sont souvent disposées à l’extérieur des villes (Mavropoulos, 2009), ce qui cause des coûts environnementaux et sociaux non négligeables à l’échelle des villes.

• Pollution du milieu naturel
Les activités anthropiques au niveau des villes ont pour conséquence de polluer les milieux naturels, notamment l’air, l’eau et les sols. Seulement 20% de la population urbaine dans le monde vit dans des zones où la qualité de l’air respecte les seuils fixés par l’OMS (OMS, 2016). Les eaux qui ruissellent en ville accumulent des contaminants issus des activités humaines, notamment d’origine automobile ou industrielle. Enfin, les sols urbains, composés de matériaux d’origine anthropique, sont d’autres sources de pollution selon leur historique (Morel, 2005).

Le développement d’espaces végétalisés en ville, et notamment d’agriculture urbaine, permet de répondre pour partie à ces enjeux.

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