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Contextualiser les cours ?

Oui, ces billets n’engagent que moi :
voir le blog http://www.agroparistech.fr/1-A-propos-de-ce-blog.html
Mais j’invite tous ceux qui veulent faire mieux (ce qui est mieux que faire seulement bien) à m’aider, en me proposant des améliorations : icmg chez agroparistech.fr

De jeunes collègues (que d’aucuns nomment "étudiants" critiquent les enseignements qu’ils reçoivent, et font des propositions :

Tout d’abord, problématiser les cours et les remettre dans un contexte défini (en somme, expliciter clairement leur utilité), seraient un moyen assez simple de les rendre plus vivants et moins rébarbatifs.

Mes collègues plus âgés ne devraient pas avoir de difficultés à régler cette question, car si un cours a été choisi par l’institution, c’est que cette dernière a jugé qu’il était important : sauf au Collège de France, où la liberté d’exposition est complète, les cours des professeurs s’inscrivent dans des cursus bien discutés.
Donc dire pourquoi on fait ce cours-là est pas un autre. Cela mérite d’être dit, et redit... au point que ceux qui verront mes "Cours en ligne", et plus particulièrement celui celui que je fais pour les collègues du Master Erasmus Mundus Plus "Food Innovation and Product Design", seront amusés de voir que tout exercice se termine par : "Deviner pourquoi cette question est essentielle dans le contexte du master". Et cela date d’avant que je reçoive le message des jeunes collègues que j’évoque plus haut.
De même, ceux qui liront mon "Comment déterminer de la matière séchée" seront heureux de discuter précisément cette question : les convergences de série sont utiles pratiquement. Bien plus généralement, il y mille occasions où l’on se sert des mathématiques, de la physique, de la chimie... pour peu que l’on décide de s’en servir, et la liste des utilités complètes serait à la fois fastidieuse... et nuisible.

Un exemple amusant : quand j’étais élève à l’ESPCI Paris, nous avions un projet qui consistait à faire léviter une bille dans l’entrefer d’un aimant, en jouant de rétroactions. Quel intérêt ? Vingt ans après, l’un de mes camarades réalisa un type nouveau de microscope à force atomique en faisant léviter une bille sur des surfaces. Imprévisible, non ?
Ou encore, l’excellent ouvrage de Nicolas Piskounov intitulé Calcul différentiel et intégral contient un petit segment consacré à un changement de variable un peu amusant, dû à Clairaut, et qui consiste à utiliser comme nouvelle variable la dérivé de la fonction précédemment considérée. On voit rarement l’utilité... mais un jour, voulant calculer l’effet "radiateur" d’une petite cuiller dans une tasse de café, j’ai (enfin) vu pourquoi ce changement de variable était utile.
Plus généralement, ne devrions-nous pas inviter nos jeunes collègues à imaginer des utilisations de ce qui est discuté par les professeurs ? On m’objectera que cela justifierait toutes les dérives possibles de la part des professeurs... mais je reviens à une discussion faite ailleurs : à quoi servent les "cours" ? Je maintiens que l’on ne peut pas enseigner, mais seulement aider les étudiants à apprendre, quand ils le souhaitent. De sorte qu’ils auront la responsabilité de leurs études... Mais pourquoi ne pas dire, aussi, que si les "cours" sont un guide, alors c’est précisément le choix des matières qui peut être discuté en chaire ?

J’arrive maintenant à la lettre elle-même du message envoyé. Notamment , il y a ce mot "utilité", qui est terrible. Évidemment nos jeunes collègues, s’ils se destinent à des carrières d’ingénieurs, ont raison de se poser la question, mais s’ils se destinent à des sciences de la nature ?
Puis nos amis évoquent des cours "vivants" : de quoi s’agit-il vraiment ? De professeurs qui font du cirque, de l’humour ? De séances de théâtre où les professeurs manifesteraient de la passion pour les sujets traités ? J’ai des amis dont la sobriété apparente est parfaite, et la beauté intellectuelle superbe : ils paraissent glacés à ceux qui ne voient pas cette beauté, laquelle n’est pas "vulgaire", ne s’embarrasse pas d’effets de manche. Alors ?
Enfin, il y a le mot "rébarbatif" : là encore, ne pouvons-nous pas considérer qu’est rébarbatif un sujet dont nous ne voyons pas la beauté, par notre faute ? Bien sûr, vox populi vox dei : si tous les étudiants d’une promotion sont rebutés par un cours, il y a lieu de s’interroger.
Mais c’est là ma conclusion : quel que soit l’accueil fait par des collègues, il y a TOUJOURS lieu de s’interroger. Et les jeunes collègues comme les collègues plus vieux. Soyons tous dans un mouvement collectif et individuel d’amélioration !

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