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Données mal acquises ne profitent à personne

Oui, ces billets n’engagent que moi : voir le blog de Hervé This : http://www.agroparistech.fr/1-A-propos-de-ce-blog.html->http://www.agroparistech.fr/1-A-propos-de-ce-blog.html]
Mais j’invite tous ceux qui veulent faire mieux (ce qui est mieux que faire seulement bien) à m’aider, en me proposant des améliorations : icmg[at]agroparistech.fr

Données mal acquises ne profitent à personne. Je tiens cette formule de mon ami Douglas Rutledge, spécialiste de chimie analytique, notamment de chimiométrie. Et je m’empresse de dire que je partage entièrement cette idée, à savoir que l’on ne peut rien faire de données qui ont été obtenues avec insuffisamment de soins, et que cela relève donc du domaine des bonnes pratiques que de s’assurer que les données ont été soigneusement produites.
Ici, je veux prendre en particulier le cas des extractions, en vue d’analyses. Soit donc un solide (pensons à un morceau de carotte) qui contient un ou plusieurs composé (pensons à des acides aminés) dont on voudrait connaître la concentration. Pour analyser ce genre de systèmes, il est souvent nécessaire d’extraire le ou les composés d’intérêt. Mais on comprend bien que pour faire une bonne analyse, il faut que l’extraction soit complète, car même une extraction qui serait répétable, c’est-à-dire qui conduirait la même quantité à chaque opération d’extraction à partir d’objets identiques, contenant la même quantité du composé, serait insuffisante. Le problème, c’est que si l’on a bien mis en oeuvre une méthode d’extraction insuffisante, c’est-à-dire avec au moins trois extractions et un regroupement des extraits, on ne parvient plus à extraire la quantité restante par cette même méthode, de sorte que cette quantité restera inconnue et que nos résultats seront insuffisants. Bien sûr, il y a la solution qui consiste à ne pas annoncer qu’on a trouvé la quantité présente dans le solide, mais seulement la quantité extractible avec une méthode répétable et répétée, mais quel intérêt ? Ce que l’on cherche, c’est la quantité de composés totale. Et l’on comprend alors que s’impose la mise en oeuvre d’autres méthodes d’extraction ou d’analyse, dont on devra prendre garde à ne pas penser qu’elles donnent la valeur cherchée.

Mais nous n’avons qu’effleuré la question, car la formule initiale dit plus : elle dit surtout que chaque étape de l’étude doit être soigneuse, de l’extraction à l’interprétation des données. Pour avoir des données utilisables d’un point de vue scientifique, il faut :
- que la question ait été bien posée
- que les expériences aient été correctement pensées
- que les échantillons aient été bien préparés
- que les analyses aient été bien faites
- que les résultats d’analyse aient été bien analysés (voir le billet consacré au "tangent skimming")
- que les interprétations des analyses de résultats d’analyse aient été intelligentes

La science, c’est un soin infini !

Des reactions ? Ecrivez a icmg chez agroparistech.fr

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