English Flag Deutsche Fahne Bandera española Bandeira brasileira Chinese flag

AgroParisTech

Le Vivant, notre vocation

AgroParisTech - Université Paris-Saclay

AgroParisTech en est l’un des membres fondateurs

Partager cette page imprimante Facebook Twitter

Inventons une école d’ingénieurs

Le blog de Hervé This : http://www.agroparistech.fr/1-A-propos-de-ce-blog.html->http://www.agroparistech.fr/1-A-propos-de-ce-blog.html]

L’université n’a pas pour mission de former spécifiquement des ingénieurs, mais de diffuser de la connaissance scientifique. Les écoles d’ingénieurs, elles, ont pour mission de former des ingénieurs, c’est-à-dire des individus engagés dans des travaux stricto sensu technologiques.
Il s’agit là des principes... mais il y a les faits, à savoir que certains étudiants de l’université veulent un poste d’ingénieur, ou que des étudiants des écoles d’ingénieurs veulent faire de la recherche scientifique. Pour les premiers, il y a des formations de type "polytech"", tandis que les seconds, il y a la possibilité de faire une thèse après leurs études.
Là encore, cela semble clair (moins, mais on s’en tire)... mais il y a encore d’autres cas, dont il faut tenir compte : par exemple, dans les écoles d’ingénieurs, il y a ceux qui, formés aux sciences et aux technologies, veulent se diriger vers des carrières d’encadrement, de finance, etc.
Bref, les écoles d’ingénieurs reçoivent des promotions diversifiées, et elles ont le devoir de contribuer à la réussite de tous les étudiants... dans certaines limites, bien sûr. Comment organiser les enseignements ou, mieux, les "apprentissages", puisque je propose que la question est moins d’enseigner pour les professeurs que d’apprendre pour les étudiants (on les nomme des "élèves") ?

On se souvient que les écoles d’ingénieurs sont des écoles d’ingénieurs, pas des écoles de commerce, pas des écoles de sciences politiques, par des facultés de lettres, ou de médecine, par exemple. Elles affichent une formation en technologie, voire en ingéniérie, et il serait anormal qu’elles ne tiennent pas leurs promesses.
Ingéniérie ? Le mot est tautologique : dans les écoles d’ingénieurs, on fait de l’ingéniérie... mais de quoi s’agit-il ? Je propose de se souvenir que les ingénieurs font fonctionner les usines et les sociétés. Leur formation en chimie, en physique, en biologie, serait du gâchis s’ils étaient de simples administrateurs ou des vendeurs. Ils doivent donc se préoccuper des faits techniques, de la production, de l’achat des matières premières jusqu’au suivi de la qualité. Dans ce large champ, il y a d’innombrables tâches, de la conception, de la recherche industrielle (on parle parfois de "recherche et développement"), de la mise au point, du suivi de fabrication, de la qualité, de la réglementation... Pour toutes ces tâches, les ingénieurs doivent être au fait des dernières nouveautés, tout comme les étudiants en science doivent connaître les dernières découvertes. A contrario, des ingénieurs qui n’auraient que des connaissances anciennes ne pourraient assurer un développement correct, dans un monde concurrentiel, et des étudiants en science qui n’auraient que des connaissances du siècle dernier ne seraient pas à même de produire des connaissances nouvelles.
Bref, pour chaque partie d’un métier, il y a lieu de connaître les toutes dernières avancées... lesquelles proviennent des sciences. Il est loin, le temps où l’on pouvait faire des recherches sur l’électricité dans un garage. Il faut, aujourd’hui, se fonder sur les productions scientifiques, pour mettre au point des machines ou des produits qui soient en avance sur ceux des concurrents industriels.
Ce qui a pour conséquence que les écoles d’ingénieurs doivent conduire les étudiants à connaître les derniers résultats des sciences (et non pas à faire de la science eux-mêmes). Mieux, il y a un triple mouvement à enseigner : apprendre à chercher les connaissances scientifiques (où, lesquelles, pourquoi, comment...), apprendre à sélectionner les connaissances scientifiques utiles (sous-entendu : en vue de l’innovation), apprendre à transférer ces connaissances dans le champ technique.
Cela, c’est pour la compétence essentielle des ingénieurs, mais il manque encore des "humanités". Aujourd’hui, alors que les sociétés ont la nécessité d’exporter, la maîtrise de langues étrangères (anglais, peut-être aussi espagnol ou chinois) est essentielle. Et il faut "communiquer" : savoir écrire, savoir parler. Dans les deux cas, il y a d’essentielles compétences d’orthographe, de grammaire, de rhétorique, d’art oratoire, de comportement. Et il faut des notions de droit, d’administration, d’éthique industrielle.
Cela fait beaucoup, pour seulement trois années, qui s’élèvent sur le socle indispensable qu’est la maîtrise du calcul, lequel a été principalement obtenu en classes préparatoires ! Trois ans seulement : il faut le dire aux étudiants, et, mieux encore, je crois qu’il serait bon de leur donner, à l’entrée dans l’école, la liste des compétences qu’ils doivent obtenir avant la fin de ces trois ans. Certains pourront poursuivre par une thèse, dans la mesure où les nouvelles thèses sont attribuées tout autant pour des travaux de science que de technologie, mais il faudra pour ces dernières d’autres objectifs que ceux que nous avons déjà évoqués.

AgroParisTech
16 rue Claude Bernard
F-75231 Paris Cedex 05
Tel: 33 (0) 1 44 08 18 43
Fax: 33 (0) 1 44 08 16 00
Localiser sur une carte

Se connecter
Intranet
Bureau virtuel
Annuaire, listes de diffusion
Cours en ligne AgroParisTech
Eduroam

Liens divers
Espace grand public
Actualités
Relations presse
Téléchargements
Adresses & plan d'accès
Contacts

Se repérer sur le site internet
Plan du site internet
Index des pages

Retrouvez nous sur
facebook ico twitter ico youtube ico daylimotion ico Suivre la vie du site


Logo Universite Paris Saclay Logo du Ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche Logo de ParisTech Logo de Agreenium


2007-2020 © AgroParisTech - Mentions légales