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Je ne sais pas, mais je cherche

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L’expérience montre qu’il y a des personnes dont les réponses sont négatives ou défensives. Elles ne répondent qu’un sec : « Je ne sais pas ». C’est comme si l’on avait donné un coup dans un édredon : il encaisse le choc, s’enfonce. Comme si l’on avait refermé une porte au nez de nos amis.
Avec une telle réponse, il n’y a pas de discussion, et il y a l’aveu d’une faiblesse. Je propose évidemment quelque chose de beaucoup plus positif à savoir que je ne sais pas, mais que je cherche. Ce qui signifie aussi : je suis honnête et j’avoue que je ne sais pas, mais sans perdre une seconde, je me mets en quête de la réponse.
Évidemment cette formule « Je ne sais pas mais je cherche » n’est qu’une sorte d’illustration d’une attitude générale, notamment pour les sciences de la nature. Ces dernières sont une activité difficile, et il sera prétentieux de dire que l’on sait, de sorte qu’il est bien plus juste de dire que nous ne savons pas, mais cette ignorance n’est pas une faute si elle est assortie d’une activité soutenue de recherche : je ne sais pas mais je cherche.

Pour les examens

Cette discussion vaut également pour les examens que passent nos étudiants. Bien souvent, dans un examen, on peut ne pas savoir, surtout quand la question ne teste pas des connaissances de cours, mais plutôt des compétences, qui font usage de ces connaissances de cours sans se résumer à elles.
Par exemple, supposons que l’on interoge un candidat sur l’abaissement du point de congélation de l’eau quand on y met un composé « antigel ». La « loi de Raoult » stipule que cet abaissement est proportionnel à la concentration du produit antigel divisé par sa masse molaire. Evidemment un candidat qui saurait cela aurait au moins le mérite de le savoir, mais ce serait mieux encore qu’il sache le démontrer, et un candidat qui ne le sait pas ne le sait pas, mais on peut espérer qu’il puisse le retrouver.
L’examinateur est donc moins intéressé par la formule que par la démonstration. Là il faudrait sans doute considérer qu’il y a encore deux niveaux : savoir le démonter, ou avoir une idée de la démonstration. En l’occurrence, l’idée de la démonstration tient dans la reconnaissance du fait qu’à l’équilibre entre différentes phases, le potentiel chimique des diverses phases est égal, ce qui revient en fait à dire que l’énergie n’est pas plus élevée en un point particulier du système.
Qu’est-ce que le potentiel chimique ? Ce serait bien que le candidat sache dire que c’est l’énergie par quantité de matière, mais peu importe.
Ce qui importe surtout, c’est qu’il soit dans une dynamique positive : il peut chercher, analyser à voix haute, soliloquer, montrer qu’il sait tirer un fil de connaissance à partir d’une pelote très enchevêtrée. Il cherche, analyse, mobilise ses connaissances à la recherche de celles qui sont les plus pertinentes.

Je ne sais pas, mais je cherche.

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