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La stabilisation du climat via la capture des gaz à effet de serre : un pari à haut risque

Les technologies à « émissions négatives » visent à éliminer le dioxyde de carbone (CO2), le principal moteur de changement climatique, de l’atmosphère. Elles comprennent des options simples comme la plantation d’arbres pour absorber le gaz carbonique à mesure que la forêt se développe, ou plus complexes, comme la capture et la séquestration du carbone issu de la combustion de la biomasse utilisée à des fins énergétiques.

À la veille de la conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques (dite COP21), un article paru dans la revue Nature Climate Change a examiné le potentiel et les impacts de ces technologies qui sont encore balbutiantes mais très présentes dans les scénarios de limitation du réchauffement climatique. L’article passe en revue les conséquences sur l’utilisation des terres, les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’eau et les cycles des nutriments, ainsi que les besoins en énergie et les coûts de chaque option technologique. Il en ressort des possibilités de compenser jusqu’à 100 % des émissions annuelles actuelles, mais au prix d’arbitrages importants entre les enjeux considérés. Ainsi, la bioénergie pourrait substituer une bonne partie des énergies fossiles, mais au prix d’une forte pression sur les terres et les écosystèmes.

Miser sur les technologies à émissions négatives pour pallier un manque d’ambition sur le plan de la réduction des émissions de gaz à effet de serre constituerait donc un pari très risqué. Cela reste néanmoins en partie nécessaire car les réductions des émissions annoncées par les pays signataires de l’accord signé à l’issue de la COP21 sont largement en-deçà de ce qui permettrait l’objectif de limitation du réchauffement à 2°C.

L’étude des technologies à émissions négatives se poursuit aujourd’hui dans le cadre de l’Institut Convergences CLand, dans lequel AgroParisTech joue un rôle actif. CLand va en effet chercher à mieux évaluer le potentiel d’atténuation de stratégies basées sur l’usage des terres, et à cerner leurs conséquences environnementales et écologiques ?

En savoir plus
Pete Smith, Steven J. Davis, Felix Creutzig, Sabine Fuss, Jan Minx, Benoît Gabrielle, Etsushi Kato, Robert B. Jackson, Annette Cowie, Elmar Kriegler, Detlef P. Van Vuuren, Joeri Rogelj, Philippe Ciais, Jennifer Milne, Josep G. Canadell, David Mccollum, Glen Peters, Robbie Andrew, Volker Krey, Gyami Shrestha, Pierre Friedlingstein, Thomas Gasser, Arnulf Grübler, Wolfgang K. Heidug, Matthias Jonas, Chris D. Jones, Florian Kraxner, Emma Littleton, Jason Lowe, José Roberto Moreira,Nebojsa Nakicenovic, Michael Obersteiner, Anand Patwardhan, Mathis Rogner, Ed Rubin, Ayyoob Sharifi, Asbjørn Torvanger, Yoshiki Yamagata, Jae Edmonds, Cho Yongsung (2016), Biophysical and economic limits to negative CO2 emissions. Nature Climate Change, 6:42-50.
DOI : 10.1038/nclimate2870
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