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Les bonnes pratiques : La calibration des appareils de mesure

Le blog de Herve This : http://www.agroparistech.fr/1-A-propos-de-ce-blog.html->http://www.agroparistech.fr/1-A-propos-de-ce-blog.html]
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On se souvient que le diable est caché derrière le moindre résultat expérimental et le moindre résultat théorique, le moindre calcul… Ici, c’est l’étape d’analyse qui m’intéresse.

Je rappelle que, pour la partie expérimentale de la recherche scientifique, on peut distinguer une étape de planification des expéreincex, puis une étape de préparation d’échantillons, puis une étape d’analyse de ces échantilons, puis une étape d’interprétation des données. Ici, c’est l’analyse qui nous retient.

Faire une analyse, c’est utiliser un instrument d’analyse. Un tel instrument caractérise quantitativement les propriétés d’un échantillon : par exemple, la température, la turbidité, la viscosité, une absorption électromagnétique à une longueur d’onde donnée...
Pour tous nos appareils, que nous les ayons construits ou que nous les ayons achetés, il y a toujours la présentation d’un échantillon à l’appareil et des valeurs de sortie. La question principale n’est pas d’obtenir des valeurs, mais de savoir si ces valeurs sont correctement données ! Comment le savoir ?
J’ai beaucoup trop d’exemples, simples ou compliqués, anciens ou récents, de cas où les appareils de mesure et d’analyse nous ont trahi. Je me souviens ainsi d’une conférence, dans un lycées hôtelier, où, ayant plongé un thermomètre dans de l’eau bouillante, je l’ai vu afficher 90 degrés seulement, alors que nous n’étions pas au sommet du Mont-Blanc ! J’ai ainsi vu une balance qui dérivait un peu, ce qui nous a conduit à la tester avec un étalon… et a révélé qu’elle était probablement fausse depuis plusieurs jours (alors qu’elle était utilisée par ds collègues). J’ai ainsi vu un spectroscope UV-visible qui, parce qu’il échantillonnait à des pas de longueurs d’onde trop grands, manquait des signaux essentiels. Sans compter ces signaux de chromatographie en phase gazeuse avec spectrométrie de masse qui résultaient de ce que le solvant injecté dans la colonne décrochait des produits qui y étaient restés après d’expériences précédentes et que le lavage de la colonne n’avait pas éliminés…

Très généralement, il faut donc s’assurer que les instruments de mesure que nous utilisons ne font pas n’importe quoi, et donnent des résultats en lesquels nous pouvons avoir confiance.
Confiance : le mot est important, car il nous dit seulement qu’il y a une probabilité que l’appareil soit fiable. Par exemple, si nous plongeons un thermomètre dans de l’eau bouillante et que nous le voyons marquer 100 °C, cela ne signifie pas que le thermomètre soit juste aussi dans la glace fondante, à 0 °C ! Nous avons seulement une indication que le thermomètre n’est peut-être pas trop faux vers 100 °C. On comprend que placer successivement le thermomètre dans l’eau bouillante et dans la glace fondante permet d’obtenir une confiance plus grande. Cette confiance peut être dans l’espace, dans le temps, dans d’autres dimensions. Par exemple, pour un pH-mètre, on peut très bien avoir placé l’appareil dans deux solutions de références à des pH connus… mais obtenir une mesure fausse si l’appareil est utilisé pour mesurer une solution encombrée de protéines, tel un yaourt.

La question de la confiance est terrible parce que nous n’avons jamais que des probabilités alors que nous avons besoin de certitudes. Et c’est là une des raisons qui conduit à insister très énergiquement sur la question des validations, cette répétition des expériences, avec les mêmes équipements ou plutôt avec d’autres, qui permettraient de voir si nous résultats sont reproductibles. Et je terminerais ce chapitre essentiel avec ces mots : savons-nous bien quelle est la différence entre reproductible et répétable ? Savons-nous assez bien ce qu’est une validation ?
Décidément, méfions-nous du diable !

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