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Les stages contre les cours !

Oui, ces billets n’engagent que moi :
voir le blog http://www.agroparistech.fr/1-A-propos-de-ce-blog.html
Mais j’invite tous ceux qui veulent faire mieux (ce qui est mieux que faire seulement bien) à m’aider, en me proposant des améliorations : icmg chez agroparistech.fr

Je lis sous la plume de "jeunes collègues" (entendons : étudiants) cette phrase qui mérite réflexion :

Les étudiants ont l’impression d’acquérir des connaissances et des compétences principalement en stage et se questionnent ainsi sur l’intérêt des cours.

Bon, d’accord, il s’agit d’une impression, mais quand même, peut-on vraiment croire nos jeunes amis quand ils considèrent comme nulle une année entière de cours ? L’institution qui orchestre la délivrance de ces cours, et les professeurs eux-mêmes, seraient vraiment très mauvais !
Oui, j’exagère en leur prêtant cette idée, car il y a ce "principalement", de sorte que ce ne sont pas les cours qui sont critiqués, mais l’apport total de ces derniers par rapport aux stages.
Et ne met-on pas trop d’espoir dans ces stages ? Sont-ils vraiment tous excellents ?

Cela étant, il est bon de revenir à la définition des stages, selon l’ "Autorité suprême", à savoir le ministère de l’Éducation nationale : il s’agit de transformer des connaissances en compétences. Autrement dit, ce n’est pas la même chose que les études, qui visent à obtenir des connaissances. D’un côté la pratique, et de l’autre la théorie.
D’ailleurs, ne pourrait-on pas inventer une méthode d’étude nouvelle qui consisterait à partir du stage, à en extraire des questions théoriques qui seraient ensuite discutées théoriquement, de retour dans l’institution d’études ? Là, les jeunes collègues verraient bien la nécessité de la théorie, cette dernière serait "contextualisée", comme ils disent ailleurs.

Mais l’observation de nos jeunes collègues conduit à une autre réflexion : après tout, cours et stages relèvent d’une vision très ancienne des études. Devons-nous supporter cette dichotomie, ou bien ne pouvons-nous pas inventer, grâce aux facilités du numérique, une nouvelle manière d’étude, où le pratique et la théorie seraient mieux mêlés qu’aujourd’hui ? On m’objectera que les règles administratives s’y opposent ? Inventons d’abord, et nous modifierons ensuite les règles.

Enfin, et cela devient une rengaine, un cours n’est pas là pour dispenser des idées théoriques, mais pour éveiller de l’intérêt pour les études qui seront faites par les jeunes collègues en autonomie. Ce serait donc une erreur que demander aux cours plus qu’ils ne doivent donner. En outre, les stages ne pourraient-ils pas etre perfectionnés : pourquoi les jeunes collègues ne chercheraient-ils pas eux-memes, au fur et à mesure des besoins, les données théoriques qui leur manquent ? Dans une telle pratique, il resterait inventer les cours, mais, pour ce qui me concerne, je vois bien comment je ferais ; plus exactement, j’ai mille idées, entre évaluer les méthodes d’obtention des connaissances théoriques, recherche de prolongements de ces connaissances, confrontations des données entre collègues ayant fait des stages différents... Mille idées, vous dis-je !

Ce qui me donne l’occasion de rappeler que, au moins en mastère, les autorités européennes indiquent très bien que, pour une heure de cours, il doit y avoir plusieurs heures de travail personnel, vision qui correspond parfaitement à la mienne, qui observe que les jeunes collègues doivent être autonomes à la fin du master 2. Autrement dit, deux ans avant, on doit être à environ 90 pour cent d’autonomie, surtout si cette dernière est revendiquée par les jeunes collègues.
En corollaire : c’est une faute de l’institution que d’emplir l’emploi du temps par des cours qui ne laissent pas les jeunes collègues le temps suffisant pour étudier en autonomie, et c’est une faute des jeunes collègues que de se laisser emplir l’emploi du temps et de ne pas étudier par eux-mêmes. C’est là le péché principal de nos systèmes actuels !


Sur cette figure, je représente l’autonomie des collègues plus jeunes, de l’école à la fin de l’université (master 2). La solution qui consiste à leur donner rapidement beaucoup d’autonomie est évidemment mauvaise, tout comme celle qui consiste à ne pas leur en donner. La droite est doublement mauvais, parce qu’elle correspond à deux "chocs"... et s’impose la courbe sigmoïdale, en vert, dont l’accélération peut être déplacée latéralement, au choix, mais aussi en fonction des jeunes collègues eux-mêmes. En tout cas, cette courbe inévitable démontre que l’on ne peut pas continuer à bourrer les emplois du temps (35 heures, si c’est la loi) avec des cours ! Et on peut en profiter pour dire aux collègues que 35 heures d’études, c’est vraiment très peu : on n’oublie pas qu’il y a d’autres pays qui n’ont pas cette règle.

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