English Flag Deutsche Fahne Bandera española Bandeira brasileira Chinese flag

AgroParisTech

Le Vivant, notre vocation

L’université Paris-Saclay voit officiellement le jour le 5 novembre 2019

AgroParisTech en est l’un des membres fondateurs

Partager cette page imprimante Facebook Twitter

Professer

Je poursuit la discussion qui était arrivée au point où, ayant analysé l’élégance et ayant montré que la notion ne devait peut-être pas être prisée autant qu’elle l’est souvent, j’avais conclu qu’il était important de faire d’abord une construction, et de rendre celle-ci suffisamment apparente. Une solution, était-il apparu, consiste à enchaîner plusieurs récits identiques, différant les uns des autres par le niveau de détails dans lequel ils entrent. Ici, je voudrais suivre une autre idée, fondée sur l’analyse de textes littéraires, tels ceux de Marcel Proust ou de Céline. Dans ces deux cas, par exemple, il n’y a guère d’histoire, guère de perspective du chemin que l’on suit, mais on est happé, comme si, lors d’une promenade, on passait d’une fleur à une autre. On marche vers un joli objet, on l’admire, puis on en voit un autre plus loin, et l’on va alors vers ce dernier, et ainsi de suite jusqu’au bout du chemin. Là, la notion de construction est perdue, mais, évidemment, cela ne signifie pas qu’elle ne puisse pas exister, bien au contraire ! Mieux encore, si ayant parcouru le chemin, on découvre de surcroît qu’il était tracé de façon remarquable, alors le plaisir s’accroît d’autant. J’interprète que c’est là ce qui motive le goût de certaines personnes de lettres pour une belle métaphore, une construction grammaticale insolite... Comme souvent, on peut imaginer des perversions de ce système, à savoir des textes où l’écrivain se limiterait à entasser des mignardises, mais pourquoi condamner un principe au nom d’une exécution médiocre ? De même qu’une viande trop salée n’est pas bonne ne condamne pas la viande, mais le plat particulier qui est réalisé , une mauvaise exécution d’une idée, une mauvaise application d’une méthode, ne condamne ni l’idée ni la méthode, mais seulement la mise en œuvre particulière qui en est fait.

Ce qu’il faut maintenant envisager, c’est la différence entre les deux manières identifiées, d’une part, et, d’autre part, l’application de tout cela à la pratique des sciences et à leur enseignement. La question que je pose est de savoir si ces idées valent pour la production scientifique, pour la recherche scientifique, où, cette fois, ce n’est pas le scientifique qui décide des objets qui jalonnent son chemin. Quoi que... N’est-ce pas le scientifique qui décide ? Là est e nœud de la question.

On se souvent que j’ai déjà discuté la question de la poussière du monde en la réfutant, et j’en viens maintenant à penser que c’est le scientifique qui décide ou non de s’émerveiller d’un détail particulier du monde. Ce détail n’a aucun intérêt a priori, et il ne vaut que par l’intérêt que nous lui portons. Dans une certains stratégie scientifique, c’est à nous de reconnaître l’intérêt scientifique d’un phénomène particulier, d’une aspérité du monde, afin d’en faire une œuvre. Dans cette hypothèse, le monde serait un substrat, une sorte de glaise qu’il nous reviendrait de façonner en vue de produire de la connaissance.

AgroParisTech
16 rue Claude Bernard
F-75231 Paris Cedex 05
Tel: 33 (0) 1 44 08 18 43
Fax: 33 (0) 1 44 08 16 00
Localiser sur une carte

Se connecter
Intranet
Bureau virtuel
Annuaire, listes de diffusion
Cours en ligne AgroParisTech
Eduroam

Liens divers
Espace grand public
Actualités
Relations presse
Téléchargements
Adresses & plan d'accès
Contacts

Se repérer sur le site internet
Plan du site internet
Index des pages

Retrouvez nous sur
facebook ico twitter ico youtube ico daylimotion ico Suivre la vie du site


Logo Universite Paris Saclay Logo du Ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche Logo de ParisTech Logo de Agreenium


2007-2019 © AgroParisTech - Mentions légales