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Qui peut signer une publication ?

Le blog de Herve This : http://www.agroparistech.fr/1-A-propos-de-ce-blog.html->http://www.agroparistech.fr/1-A-propos-de-ce-blog.html]
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Un de mes collègues vient de me dire qu’un groupe de trois personnes de son laboratoire lui avait demandé de figurer parmi les auteurs d’un manuscrit qu’il préparait ; pour ne pas se fâcher avec eux, il avait accepté. Ce n’est pas une bonne pratique de sa part, et c’est évidemment malhonnête de la part des trois personnes qui n’ont pas contribué au travail et vont ajouter à leur liste de travaux des résultats auxquels ils n’ont pas contribué.
Ce cas n’est pas isolé, et l’on connaît des laboratoires où, pour asseoir une notoriété, on voit régulièrement toute l’équipe automatiquement associée à toutes les publications. Parfois, on entend dire que « ce n’est pas grave », car seul le premier auteur est ensuite cité et que, le dernier auteur étant tacitement le patron, on peut faire figurer n’importe qui entre le premier et le dernier nom.
Dans une autre veine, il y a aussi ces communautés où subsiste un mandarinat qui conduit à mettre le nom du patron en premier auteur des articles, de sorte que l’on comprend que les doctorants ou post-doctorants peinent à trouver leur place. Là, il y a lieu d’être circonspects, car il y a effectivement des cas où les doctorants ou les post-doctorants se limitent à un travail technique, qui n’est donc pas le travail scientifique.
Mais on a raison de rappeler immédiatement que, par statut, les doctorants ne sont pas des étudiants, mais des jeunes scientifiques, même si on les fait bénéficier de cartes d’étudiants qui, en réalité, sont des avantages financiers. Scientifiques, les doctorants doivent agir en scientifiques, et l’on comprend alors qu’ils soient les premiers auteurs, le patron étant le dernier.

Mais revenons à la question de fond : qui peut légitimement figurer parmi les auteurs d’une publication ?

Aujourd’hui, les revues scientifiques ont raison de demander explicitement aux auteurs d’expliquer qui a fait quoi. Cela n’évitera évidemment pas que des auteurs indus ne soient quand même signataires, mais ne permet pas d’être certain que tous les signataires sont des contributeurs du travail soumis, mais on rappellera à ceux qui en ont besoin que signer un travail est un engagement, qui doit être loyal (comme tout le reste du travail scientifique, et, d’ailleurs, l’ensemble de nos actes). Revenons à des idées aussi simples que claires, en reprenant la chaîne des travaux qui font la recherche scientifique : il y a d’abord l’identification d’un phénomène, qui mérite de figurer parmi les auteurs. Puis il y a la caractérisation quantitative, qui est également essentielle. L’ajustement des données en lois synthétiques mérite aussi sa place, et plus encore la recherche de mécanismes quantitativement compatibles avec les lois. Puis la recherche de conséquences théoriques, et le test de ces dernières. Bien sûr, on peut imaginer que le même scientifique fasse tout ce travail, mais aujourd’hui, les tâches peuvent être réparties, et les contributeurs doivent donc être signataires.
L’idée ? Il faut qu’elle soit originale : se demander pourquoi le ciel est bleu est trop commun pour mériter d’être auteur d’un article qui présenterait des résultats à propos de cette question. Caractériser quantitativement ? Là encore, il y a lieu de faire preuve de jugement, car la production d’un simple spectre de rayons X de routine ne fait pas mériter le droit de figurer parmi les auteurs. Je suis le premier à faire valoir qu’un support technique, ou même administratif, mérite d’être salué et remercié, mais il y a une différence entre être remercié et être l’auteur d’un travail scientifique. Les discussions scientifiques, pour la planification des expériences, l’encadrement des expériences ou l’interprétation des résultats ? Elles semblent mériter d’être auteur, et l’on rappellera à ce propos l’anecdote du physicien hongrois Leo Szilard, qui, discutant avec son collègue Hans Bethe, prenait des notes : à Bethe qui lui demandait s’il lui prenait ses idées, il lui répondait que, au contraire, il notait que les idées venaient de Bethe, afin de pouvoir ultérieurement lui en attribuer la paternité.
Enfin, il y a la rédaction de l’article, qui est essentielle, parce que c’est souvent le moment où l’on vérifie à nouveau la cohérence de l’édifice qui est présenté.
Finalement c’est donc une bonne pratique que de bien s’assurer que les signataires d’un manuscrit sont effectivement les auteurs du travail rapporté par ce manuscrit.

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