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Une méthode pour rédiger : la méthode 1/3/9/27..

Ecrire ? Discourir ? Pensons à la méthode 1/3/9/27....

Supposons que la question soit d’écrire : un rapport, un compte rendu, un article, un livre...Supposons que la question soit de faire une présentation orale : pour une soutenance, pour une émission de radio, pour un discours...Dans les deux cas, il faut éviter de se lancer bille en tête, et il faut absolument – à moins d’être très musclé intellectuellement- mettre en œuvre une belle solution, qui est ce que je nomme la méthode 1/3/9/27... et qui pourrait être nommée : « Faisons le gros avant le détail ».

De quoi s’agit-il, en principe ?

Une anecdote pour commencer (je ne suis pas certain que les faits soient exactement comme je les raconte, mais peu importe) : l’écrivain argentin Jorge Luis Borges (1899-1986 ; on ne parvient pas à comprendre pourquoi il n’a jamais eu le prix Nobel de littérature) a fini sa vie aveugle. Comment écrire des romans, des poésies ou des nouvelles, dans ces conditions ?

Borges se mettait dans un fauteuil au soleil ou à l’ombre, selon le temps qu’il faisait, son secrétaire derrière lui équipé d’une machine à écrire, et il dictait ses oeuvres. Il dictait de la façon suivante : - d’abord, il dictait une phrase « 1. c’est l’histoire d’un gaucho qui meurt dans une rixe »- puis il demandait à son secrétaire de lui lire la phrase, et il la développait en un petit nombre de phrases : 1.1 Un gaucho revenait de la pampa où il avait passé un mois à rêver à sa dulcinée. 1.2. Quand il arrive au village, on lui dit que sa dulcinée est au bistrot et il s’y rend.

1.3. Il voit sa dulcinée avec un homme. 1.4. Il le provoque en duel au couteau et il est tué. 1.5. Mourant, il apprend que l’homme était le frère de la femme, revenu d’un long voyage, alors qu’on le croyait perdu ». - puis, il demandait à son secrétaire de lire la phrase 1.1, et il la développait en un petit nombre de phrases (1.1.1, puis 1.1.2, puis 1.1.3, 1.1.4, mais pas plus qu’une dizaine en tout cas) ; il demandait ensuite la phrase 1.2, qu’il développait en un petit nombre de phrases, et ainsi de suite ;- puis il demandait son secrétaire de lui lire la phrase 1.1.1, et il la développait en un petit nombre de phrases… Tout le monde a compris la méthode, et je m’arrête. Ce qu’il faut dire, c’est que Borges ne commençait pas par donner des tas de détails qui feraient le 1.1.1.1.1.1. Non : il produisait d’abord une structure, et il se limitait, dans ce cadre particulier, à développer par étapes, sans jamais faire le détail avant de faire le gros ! La méthode est merveilleuse pour pleins de raisons, et notamment parce que l’on s’arrête quand le volume maximal est atteint. Si des enseignants imposent une longueur de 10 pages à un rapport, on s’arrête quand on a fait dix pages, au lieu de faire d’emblée 30 pages trop détaillées dans lesquelles on doit ensuite couper difficilement. La méthode est également merveilleuse, parce que, avec elle, pas d’angoisse de la page blanche ! La méthode est merveilleuse parce que le discours est structuré. La méthode est merveilleuse, parce que... c’est une méthode, au lieu d’être une rédaction que l’on « pisse » sans y penser. En revanche, le document ainsi obtenu n’est pas terminé. Une fois le développement fait (attention : ne pas faire des phrases en beau français, car c’est du détail qui doit venir en toute fin), il reste des travaux essentiels : - assurer les transitions entre les idées ; par exemple, quand on développe le 1.4 en 1.4.1, 1.4.2, 1.4.3, puis le 1.5 en 1.5.1, 1.5.2, il n’y a pas de raison que le 1.5.1 s’enchaîne au 1.4.3. Il faut faire le lien, explicitement (cela signifie : il faut écrire : « nous en étions à 1.4.3, et la raison pour laquelle on passe à 1.5.1 est la suivante »è quand on fait cette méthode, le travail des mots, des choix d’assonances, d’allitération, la vérification de l’orthographe, la maquette etc. restent à faire... en toute fin. On ne répétera jamais assez que la forme vient après le fond (pour des rapports de stage « ordinaires »).

En pratique :

Puisque les méthodes sont souvent des choses abstraites, je propose d’examiner ici un exemple. Nous allons préparer un article, un rapport de stage. Pour fixer les idées, pensons à un article.

Le mieux, c’est d’utiliser un logiciel comme Maple, qui permet de créer des sections et des sous sections.

Ici, on fera à l’étape 1 : cela signifie sur sur un fichier vierge Maple, on introduit une section :

L’article

On passe à l’étape suivante, nommée "3", dans le titre de la méthode : on développe le titre, par exemple en :

Titre
Sommaire
Résumé et résumé en anglais (abstract
)Remerciements
Liste des abréviations
Introduction
Matériels et méthodes
Résultats
Discussion
Conclusion
Perspectives
Références
Annexes

On le voit : il y a plus que 3 items dans ce développement, mais peu importe : ce qui compte, c’est l’idée, de diviser répétitivement.

Passons donc à l’étape suivante, nommée "9" dans le titre de la méthode.

Là encore, c’est tout simple : on se contente de diviser chaque sous-section en sous-sous section : à nouveau, on prend chaque « phrase » (dans l’étape 2 de notre exemple, les « phrases » sont des mots, tels que « sommaire », « résultats », etc., ou des expressions, telle que « Liste des abréviations »), et on la développe en un petit nombre de phrases nécessaires, indispensables. Par exemple, dans notre exemple, j’ai développé, avec en outre un renfoncé (tabulation), pour que les choses soient plus claires :

L’article

Titre

Le titre

L’auteur

Des logos

Une image

Sommaire

Titre du sommaire

Liste avec page

Résumé et résumé en anglais (abstract)

Titre du résumé

Résumé

Titre de l’abstract

Abstract

Remerciements

Remerciements à l’employeur

Remerciements aux plus aidants

Remerciements moins importants

Liste des abréviations (bien que je préfère la mettre à la fin)

Titre

Liste

Introduction

Ici, voir « Comment faire une introduction », pour comprendre que l’introduction d’un article/rapport doit être du type :

La question initialement posée

La bibliographie relative à la question

La question posée en tenant compte de ce qui est déjà su (publié)

Les méthodes utilisées sont annoncées

Le travail effectué est annoncé

Matériels et méthodes

Ici je me répète : voir le « Comment faire un Matériels et méthodes »... mais on comprend qu’on aura quelque chose comme :

Matériels

Méthodes

Et je ne détaille pas la suite, puisque c’est fait dans d’autres fichiers :

Résultats

Discussion

Conclusions

Références

Annexes

On voit que le texte s’allonge sans douleur.

Continuons donc, à introduire des sous sous sections jusqu’à la profondeur voulue, ce qui revient souvent à la taille de texte voulue.

Il reste donc, comme dit plus haut : - à faire des phrases en bon français dans chaque partie- à faire les transitions- à corriger les fautes d’orthographes et de grammaire- à faire la maquettePour chacune de ces tâches, il y a des indications dans des « Comment », mais la règle est toujours :


Ne jamais faire le détail avant de faire le gros !

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